Mon
Enfant
Je
te regarde, et je vois une lueur
Ton sourire, rayonnement, flambeau
Et le vent autour de toi s'incline
Comme la lumière dans un ruisseau
Mon enfant, mon bien aimé
Qu'aurais-je à t'enseigner
Regarde petit autour de toi
Comment la stupidité des hommes fait la loi
Regarde petite frimousse, qu'est-ce que tu vois ?
Espoir éteint, angoisse éternelle
Amertume sans limites, peur au-delà de la raison
Destruction massive, des crimes fous
Anéantissement complet, lassitude et détresse
Et le vent souffle encore, et encore et encore
Et le monde toujours en sommeil, il dort, il dort
Mon petit, mon héritier
Je n'ai pas beaucoup à te laisser
Mais regarde toujours, là bas le soleil
Continue de rayonner toujours pareil
Le sang a soif toujours de sang
Et l'orage ne lâche rien, comme un tourbillon
Tout à une destiné, l'extinction
Alors petit, dans ton cur ne garde rien
Qui peut heurter ou faire du mal à quelqu'un
En être humain, en frère, comme un homme
Comporte-toi, chasse la haine
La rancune, l'hostilité, la méchanceté
et la violence
Rien ne justifie rien, il faut que tu pardonnes
Garde confiance en Dieu et ait patience
La justice rayonnera, et la liberté
L'esclavage est déjà passé, n'est plus
une fierté
Mon petit, être plus cher
C'est mon héritage, c'est ma richesse
Avoir un grand cur, ouvert à la tendresse
Sois toujours équitable, compagnon de la justice
Mais cela ne signifie pas de garder le silence
Mais crie au plus fort contre la cruauté, mon fils
Combat pour la liberté, sans l'esprit de la vengeance
Vis heureux, accomplis ta vie
Trouve un sens à l'existence
La vie est très courte pour être vécue
Pour combattre, ou pour survivre
La terre est bien grande pour accueillir tout le monde
Et où l'on vit, où l'on meurt
A peu d'importance pour les vers
Lorsque tous les corps se décomposent
À la terre tout revient sans distinction
-
AbdelFattah Abu Srour
24-04-2002